
Président de la région 2
Oiseaux du Monde n°431 – Novembre 2025
Premier sujet : le Championnat de
France
Faute de candidature, Daniel HANS, courant janvier, m’a sollicité pour, à nouveau, organiser le Championnat de France dans la Filature de RONCHAMP. Celui de 2023, malgré quelques imperfections, s’était malgré tout bien déroulé.
Renseignements pris, les salles étaient disponibles fin novembre. Les équipes de la Région Ornithologique EST-France, du Club Ornithologique de la Haute-Saône après consultation, ont donné leurs accords de participation, prouvant ainsi le dynamisme local, mais aussi le sens du devoir pour l’UOF et ses adhérents.
Pour finir, les présidents de Région et le bureau UOF ont validé l’organisation du Championnat de France Ronchamp 2025.
A nouveau, pour la 5ème fois, il m’a fallu remettre la machine en route, constituer un comité d’organisation, reprendre tous les éléments de 2023 et dresser un constat de ce qui pouvait être amélioré.
Forts de nos expériences passées, nous prouvons ainsi qu’une petite région, un petit club, dans une petite ville avec une salle de dimension modeste, avec le soutien de la municipalité, de la communauté de communes, du conseil départemental et régional, et bien sûr de notre fédération l’UOF (COM France) peuvent organiser un évènement de dimension nationale.
Rien n’est impossible avec une bonne volonté, un bon relationnel, avec des équipes motivées et volontaires, mais surtout compétentes.

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dans la revue Les Oiseaux du Monde n°431 – Novembre 2025
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J’ai un devoir : c’est la maîtrise des dépenses pour que ce Championnat de France coûte le moins possible à l’UOF et donc à toute la collectivité des éleveurs.
Pour cela, il nous faut travailler avec rigueur et ne pas s’engager dans des dépenses démesurées et dans le budget prévisionnel, savoir minorer les recettes.
Une volonté est que toutes dépenses doivent être négociées et surtout avoir une bonne gestion du nombre de bénévoles (ni trop, ni trop peu).
Mais des inconnus subsistent au moment de la rédaction de cet édito : les réponses à nos demandes de subventions et d’aides financières locales, le nombre de visiteurs payants du samedi et du dimanche, le nombre d’oiseaux engagés, tout cela étant des recettes.
Nous avons revu la signalétique d’accès à la filature et aux parkings avec encore plus de communications gratuites dans un rayon de 30 km (par exemple, à Lure, ville située à 12 km de Ronchamp, nous avons obtenu la pose gratuite d’affiches dans les planimètres).
Cette année, le service de restauration pour les bénévoles et intervenants se fera dans une salle annexe située à 300 mètres de la Filature et la soirée de Gala se tiendra dans la salle des Fêtes distante de 400 mètres. Salles mises gracieusement à notre disposition par la municipalité. Donc plus de place pour les oiseaux.
Comme vous pouvez le constater, tout est mis en œuvre pour réaliser ce Championnat de France, pour en faire une belle manifestation avec une étude prévisionnelle pour 6000 oiseaux, ceci, je me répète, avec une surface modeste, un suivi budgétaire rigoureux, une gestion des bénévoles et des actions correctives suite à 2023.
Enfin je terminerai sur le thème du Championnat de France. Il faut que l’UOF et son bureau aient une meilleure gestion prévisionnelle en recherchant des candidats à l’organisation à au moins 2 ans de date. Les candidats organisateurs sont plutôt rares et frileux. C’est vrai que les salles coûtent cher, surtout dans les parcs des expos. La solution existe et, j’en suis convaincu, c’est de trouver une salle compatible gérée par des communes. Alors, que chacun n’attende pas après l’autre pour rechercher et s’investir.
La balle est dans votre camp, Responsables de Clubs et de Région.
Deuxième sujet : le Paysage Ornithologique et associatif actuel
Force est de constater, malheureusement, que le monde associatif et par là même l’ornithologie d’élevage sont en crise. Baisse des effectifs, population vieillissante, individualisme, non renouvellement des adhérents, manque de participation et de solidarité aux concours, volonté des associations à organiser des bourses au détriment des concours.
Je préside depuis plus de 4 décennies la Région Ornithologique Est-France et cela me permet d’avoir une analyse et d’établir un constat sur la situation actuelle. Tout ce qui va suivre n’engage que moi.
Il est loin le temps où les clubs n’étaient constitués que d’adhérents compétiteurs.
Actuellement, si un club veut survivre, il doit ouvrir ses portes à tous les passionnés d’oiseaux d’élevage : compétiteurs, non compétiteurs, personnes n’ayant que quelques oiseaux.
De plus, le club se doit d’avoir une activité de réunions avec des exposés, des discussions et des échanges sur l’élevage, les soins, sans oublier les activités d’expositions qui fédèrent le groupe dans un but commun, si possible avec un concours, c’est mieux. Et pour créer plus d’attractivité du public, organiser une manifestation avec d’autres animaux, c’est ce que fait le club de la Haute-Saône qui organise chaque année en plus de son concours d’un jour début octobre, un salon de l’animal de Compagnie mi-octobre et ceci depuis 18 ans (plus de 2000 visiteurs chaque année).
Enfin, je reste persuadé qu’au vu des coûts actuels d’organisation de concours, des coûts de salle, de la baisse de la participation d’oiseaux, de la diminution des effectifs, il faudra envisager que les clubs, suivant leur implantation géographique, sachent fusionner ou créer des alliances pour la poursuite de leurs activités et leur devenir. Leur survie en dépend et j’en reste profondément convaincu.
Troisième sujet : ma fonction de juge CNJF/OMJ
Juge CNJF depuis 1991, OMJ depuis 1996, je fais partie des anciens et un constat s’impose au vu de la situation actuelle.
De moins en moins de demandes de jugements en France, mais au moins trois jugements chaque année au niveau international.
Les causes :
- Moins d’oiseaux en concours, moins de clubs organisateurs de concours, mais beaucoup plus de bourses (facilité d’organisation) et souvent des annulations de dernière minute faute de participants, voire de bénévoles.
- Un réel souci pris à bras le corps par le président CNJF, Jean-Paul GLEMET, est le recrutement d’élève-juge, car le corps des juges est vieillissant. Former un juge se fait sur trois années et les volontés existent, mais se heurtent à des impératifs de disponibilité (travail) ou financière. Rechercher des candidats reste l’affaire de tous.
Ce qui va suivre n’engage que moi et c’est mon avis personnel.
Afin de soutenir les clubs organisateurs de concours, dans la mesure du possible, amis et collègues juges, faites comme moi et je suis persuadé que certains le font, ne demander que les frais réels de déplacements si transport en voiture (carburant, péage) ou faites des dons aux associations suivant la situation fiscale. Les frais de déplacements sont un véritable gouffre financier pour les clubs et dans la mesure du possible, un juge se doit de soutenir les associations organisatrices et les indemnités de déplacement voiture, au demeurant légales de par le règlement CNJF ne doivent rester contenues et modestes.
En conclusion :
Nous allons vivre ensemble la plus grande exposition que sera le Championnat de France d’oiseaux d’élevage fin novembre. Toutes les forces vives de notre fédération, de nos régions, du club local auront pour objectif : LA RÉUSSITE. J’encourage les éleveurs à présenter leurs meilleurs oiseaux. Quoi de plus valorisant que de remporter un titre de Champion de France. J’aurai plaisir, avec toutes mes équipes, à vous accueillir du 22 novembre au 2 décembre à la Filature de Ronchamp et plus particulièrement lors de l’ouverture au public et éleveurs les 28 et 29 novembre.






















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1 Commentaire
Monsieur, bonjour, je trouve votre intervention très intéressante et surtout très pertinente, je suis tout à fait d’accord avec vous. Le gros malaise actuel qui frappe notre hobby, c’est le manque cruel de bénévoles. Faute de convoyage organisé par mon club, je vais être obligé de déclarer forfait pour le Ch de France à RONCHAMP. J’avais engagé des canaris, mais voila pas de convoyage vers le point de ralliement auquel je ne peux me rendre personnellement. Cordialement