Édito par Pierre Channoy

Oiseaux du Monde n°390 – Octobre 2021
Pierre Channoy
Président de l’UOF

La sortie de confinement combinée avec l’arrivée des premières doses de vaccin contre la COVID 19 avait redonné espoir à l’ensemble des éleveurs et des organisateurs pour la saison des concours 2021/2022.

Malheureusement, un régulier de ces dernières années nous a fait la farce d’arriver avec trois mois d’avance : l’Influenza aviaire… Ce virus nous faisait habituellement son retour tonitruant à partir de la fin du mois de novembre, période coïncidant avec notre traditionnel Championnat de France multi-espèces. Sa présence avait le don d’augmenter fortement les risques financiers pesant sur notre National, mais les régions préférant courir le risque de son annulation et de ses conséquences, l’Union n’avait pas changé ses petites habitudes.

Cette année, la date du concours était bien avancée sur le calendrier et beaucoup de débats agitaient nos esprits sur les places respectives des concours locaux, régionaux, nationaux et internationaux. Alors que certains s’arcboutaient sur des dates fixes pour les nationaux entre fin novembre et début décembre malgré les risques, le virus a fait fi de nos controverses et a choisi de perturber toutes nos activités ornithologiques d’automne/hiver.

C’est ainsi que l’État français a commencé par relever son niveau de vigilance de « négligeable » à « modéré » dès le 10 septembre dernier.

Le niveau de vigilance « modéré » n’est pourtant en rien insurmontable et nous avions réussi depuis 2016 à obtenir des dérogations pour la tenue de rassemblements et la participation des oiseaux des zones à risque particulier. Il fallait cependant prendre en considération le nouveau risque sanitaire COVID… Les préfectures sont désormais plus partagées et moins enclines à délivrer des dérogations aux oiseaux de cage et de volière alors que les textes applicables en la
matière les y autorisent !


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Il est aussi possible que les nouveaux textes alors dans les tuyaux portant sur les « zones à risque de diffusion » et sur les mesures de prévention aient poussé les Directions départementales du travail, de l’emploi, de la solidarité et de la protection des populations (DDPP et DDTESPP) à refuser (temporairement) certaines demandes.

Répondant à son devoir d’information et d’assistance, l’UOF (COM France) a rappelé les règles en vigueur et a édité un formulaire de demande de participation dérogatoire pour ses membres. Nous sommes donc allés au maximum qu’il nous ait été permis de faire…

Quoi qu’il en soit, les conséquences en sont une perturbation des concours et de l’élan général des éleveurs d’agrément. Selon les cas, les traitements très différents selon les départements conduisent à l’interdiction de la manifestation, l’octroie d’une dérogation de manifestation, le refus de délivrer des attestations de provenance, l’interdiction de participation à certains et pas à d’autres éleveurs en fonction de leur lieu de résidence,…

Tout ce b***** sans nom aura eu la peau de notre National…

Que ce soit sous l’angle du moral des troupes, de la réduction des compétiteurs admis à concourir, ou encore l’investissement bénévole, Gravelines 2021 n’aura pas lieu.

C’est ainsi, et si un rendez-vous sera demandé auprès du Ministère de l’agriculture pour tenter de négocier au mieux, l’UOF (COM France) doit maintenant se reconstruire différemment avec la nécessité impérieuse de remettre en cause ses traditions pour s’adapter à un avenir fluctuant…

A l’heure où j’écris cet édito, aucune solution alternative n’est encore arrêtée. Vos responsables nationaux et régionaux sont en pleine réflexion pour concilier à la fois la survie de la compétition, le respect du rythme biologique et la préservation du bien-être animal alors que des parlementaires déconnectés de la ruralité ne pensent qu’à supprimer nos activités par le vote d’une loi fallacieusement estampillée « lutte contre la maltraitance animale »… Pour éviter la maltraitance animale, ces extrémistes ne pensent qu’à supprimer les animaux au lieu d’aménager leurs conditions de vie !

Le combat sera encore long, soutenez vos élus et la défense de notre cause !

1 Commentaire

    • David sur 22 octobre 2021 à 20 h 01 min
    • Répondre

    Bonjour, c’est vrai que notre passion est chahutée de tous côtés, aussi compliqué que ce soit, il nous faut nous adapter, une suggestion, organiser les concours dont national après l’hiver et la période de migration, je sais, c’est pas si simple, période de repro, difficile pour canaris et autres becs droits jugés sur un an, mais c’est juste une idée, si nous pouvons pas nous adapter, ça deviendra impossible.
    À vous lire G David

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