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Les Fairies Wren

(Mérions – Malurus spp.)

Frédéric BIVERT

Oiseaux du Monde n°354 – Février 2018

Couple de Mérions superbes sur un rocher [© Frédéric Bivert]

Frédéric Bivert admirant immensité du centre rouge australien [© Frédéric Bivert]

LE SUPERB FAIRY-WREN

(Malurus Cyaneus) ou Mérion superbe

C’est à l’occasion de mon séjour dans le Centre Rouge de l’Australie en août dernier que j’ai fait la rencontre de ces oiseaux très surprenants par leurs couleurs, d’un bleu qui ne laisse  personne indifférent.

Cet oiseau était donc présent dans le même biotope que le Diamant mandarin, que les Emblèmes peints ou les Géopélies diamants. Ces oiseaux ont été observés dans le Centre Rouge de l’Australie, dans la région d’Alice Spring. La température au mois d’août est de l’ordre de 3°C le matin, avec parfois du givre blanc sur le sable rouge et de 26°C l’après-midi. Dans cet univers sauvage, il y a de grandes étendues de sable rouge et parfois quelques zones en reliefs avec des trous d’eau permanents, et c’est là que sont nos amis les oiseaux. Il faut être patient pour faire les photos…

Jeune Mérion superbe mâle immature [© Frédéric Bivert]

Il ne mesure que 13 à 14 cm. Il préfère la végétation dense avec de l’herbe, que l’on rencontre dans les oasis de ce désert central. Il apprécie également les fougères, les petits arbustes et les cours d’eau intérieurs. Cet oiseau est souvent accompagné de toute sa famille. Un mâle dominant peut avoir une ou plusieurs femelles. La position de la queue est verticale avec un balancement permanent de gauche à droite. J’ai observé des oiseaux juvéniles dont la couleur de fond est brune avec l’apparition de tâches bleues. Les jeunes  mâles d’un an sont souvent dans cette couleur d’aspect juvénile.

La chanson est une trille très vigoureuse, commençant par des sons saccadés, mais se renforçant rapidement en une cascade plus forte, vers une descendante de notes musicales encore plus fortes, mais moins pointues. Cet oiseau est en recherche permanente de nourriture au sol, ce qui maintient le contact avec des «trrit» en
continu. Le son émit en version alarme est très strident, «terrrit !».

Mérion superbe lançant son cri d’alarme [© Frédéric Bivert]

La saison de reproduction se situe entre juillet et mars, habituellement septembre à décembre. Le nid est constitué d’une petite sphère avec une entrée latérale qui sera construite de tiges d’herbe, de radicelles et bordé de plumes. Le nid sera caché dans une touffe d’herbe, un arbuste ou une fougère à faible densité, à une hauteur de 20 à 70 cm du sol. Il est vrai que dans cette région, il n’y a pas beaucoup d’arbres. Il existe beaucoup de conifères épineux de 2 mètres de hauteur en moyenne, et également des eucalyptus de 4 à 6 mètres de hauteur. La femelle ira pondre 3 à 4 œufs entre 12 et 17mm de grosseur. C’est la femelle qui va couver ses œufs pendant 13 à 15 jours. Le reste du groupe familial aidera à nourrir les jeunes oisillons.

LE SPLENDID FAIRY-WREN

(Malurus Splendens) ou Mérion splendide

Mérion splendide mâle dans la végétation [© Frédéric Bivert]

En continuant mes recherches sur le terrain, j’ai rencontré une autre beauté de la nature, le SPLENDID FAIRY-WREN.

Imaginez une tâche bleu-vif qui vous surprend dans cet univers désertique de sable rouge, magnifique… !

C’est un petit oiseau de 13 à 14 cm. Son habitat est varié. Cet oiseau vit dans les arbustes des sous-bois, des forêts ouvertes, quelques fois dans les forêts semi-arides. Son chant est comme pour le Superb Fairy Wren, une trille rapide, le «Reeling» beaucoup moins prononcé que lorsqu’il appelle sa femelle, mais donne à sa chanson, une qualité ondulante. Ce chant
commence avec des grincements très rapides, hauts, comme le bruit d’insectes pour une seconde ou deux, puis des notes plus basses, plus fortes ou sifflées, typiquement un rythme chancelant. Voici la rythmique : «trit-triiit-trit-tirreet-tirreettrit- tirreet-trittirreet».

C’est un oiseau sédentaire, on le trouve localement au sol des zones arides, à la recherche d’insectes. La reproduction se situe de septembre à janvier. Il niche souvent dans la partie supérieure ouverte de sous-bois, à une hauteur de 0,50 à 1,50 mètre, où il est plus facile de le voir. Le nid est bombé, il est construit avec des tiges d’herbes fines, bien liées avec des toiles d’araignées et bordées de plumes. L’embryon ne mesure que 3 à 4mm pour un œuf de 13 à 17mm. C’est la femelle qui va couver les œufs pendant 14 à 16 jours. Tous les membres de la famille vont aider à nourrir les oisillons.

Du même Auteur

Le Diamant Mandarin,
Monographie

300 pages – Edition 2017

 

En savoir plus

La femelle est identique au Superb Fairy-Wren, sauf pour la queue qui est bleutée. Les mâles adultes ont un plumage de reproduction principalement d’un bleu riche, et d’une intensité qui varie géographiquement du bleu-cobalt à l’Est au bleu-violet à l’Ouest, avec des bandes noires à la base de la queue, une bande noire s’étend du bec noir à travers les yeux sombres autour du dos de la tête et encerclant vers le bas à travers la poitrine, les joues sont d’une nuance plus claire de bleu. La longue queue mince et les ailes sont brun foncé avec un bleu riche en intensité. Les pattes sont noir grisâtre.

Quand le mâle adulte n’est pas en plumage de reproduction, il ressemble à la femelle adulte, qui a le dos brun pâle, et une longue queue bleue. Les femelles adultes ont une bande rougeâtre s’étendant du petit bec rougeâtre à travers les yeux foncés, tandis que les mâles non reproducteurs conservent leurs ailes bleues.

 

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dans la revue Les Oiseaux du Monde n°354 – Février 2018
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Ces oiseaux vivent dans les broussailles denses, dans une variété d’habitats arides et semi-arides. Ces oiseaux sont insectivores, ils mangent donc des petits insectes des sous-bois, et complètent leur alimentation par des graines.

Cette variété d’oiseaux forme de petits groupes constitués d’une paire d’oiseaux adultes tenant leur territoire et jusqu’à six oiseaux non reproducteurs qui aident les adultes à élever leurs jeunes. La femelle construit seule le nid, de structure ovale, en forme de dôme. Elle couve les œufs seule, bien que tous les membres du groupe nourrissent les poussins.

Ces oiseaux font partie de la famille des troglodytes.

Mérion superbe sur son poste d’observation [© Auzz33 – Pixabay]

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