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La Princesse de Galles

(Polytelis alexandrae)

Michel MESSINA

Oiseaux du Monde n°349 – Août/Septembre 2017

Plus coloré, le mâle Princesse de Galle possède également les bouts de ses ailes en forme de spatules à la différence de sa femelle de forme classique. [© Pierre Channoy]

La Princesse de Galles appartient au genre des polytèles avec les barabands et les mélanures. La Princesse de Galles est un oiseau qui a un port et une silhouette superbes, des couleurs pastels aux nuances harmonieuses. Originaire de l’Australie, on peut dire qu’elle n’a certainement pas volé son nom. Pourtant la princesse de Galles est dans la série des oiseaux qui ne frappent pas le débutant qui préfère bien souvent des oiseaux aux couleurs vives. La Princesse de Galles mesure 45 cm.

Une des premières représentations par
Neville HP Cayley en 1895.

Un oiseau tout en élégance

C’est un oiseau à dominante vert olive sur la nuque et le manteau. Le croupion est d’un bleu violet très foncé chez le mâle, et beaucoup plus terne chez la femelle. Le menton, le cou, la gorge, le bas des flancs et les tibias sont d’un rose pastel qui s’harmonise parfaitement avec le vert de l’ensemble de l’oiseau. Les ailes sont vert clair, et le front est bleu.

Cet oiseau élégant mérite d’être mieux connu, et pour ceux qui voudraient s’y intéresser, il faut savoir qu’il ne peut être élevé qu’en volière (minimum 4 m de longueur). Une fois le problème de la volière réglé, c’est un oiseau qui est peu exigeant au niveau de l’alimentation, et qui n’entraîne pas une surveillance trop importante pendant la période de reproduction.

Une reproduction pas si compliquée

C’est parmi les grandes perruches, une espèce très précoce, de nombreux cas de reproduction avec réussite dès les premières années ayant été enregistrés. Autre caractéristique de cet oiseau : il reproduit très tôt en saison. Dès que les gelées ne sont plus à craindre, mettre le nid ; la préférence doit être donnée aux nids horizontaux et spacieux (50 cm x 35 cm x 35 cm), remplis de tourbe. Plusieurs cas d’œufs cassés ou de jeunes écrasés ont pu être expliqués par des nids verticaux dans lesquels la femelle se laissait tomber lourdement. La Ponte qui intervient après une longue parade spectaculaire est de 3 à 6 œufs blancs qui sont pondus tous les deux jours. La couvaison dure de vingt à vingt-deux jours.

Chez les Princesses de Galles, les deux principales
mutations recontrées (bleu et lutino) sont récessives
autosomales. [© Pierre Channoy]

La combinaison des deux, un peu plus
compliquée à rassembler sur un même oiseau permet
d’obtenir de l’albino. [© Pierre Channoy]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemples
d’accouplements :

Vert x Bleu = 100% Vert/Bleu

Vert/Bleu x Bleu =
50% Vert/Bleu + Vert/Bleu
Vert/Bleu x Vert/Bleu =
25% Vert + 25% Vert/Bleu + 25% Bleu
Vert/Bleu x Vert =
75% Vert + 25% Vert/Bleu
Vert x Lutino = 100% Vert/Lutino
Vert/Lutino x Lutino =
50% Vert / Lutino + 50% Lutino
Vert/Lutino x Vert/Lutino =
25% Vert + 25% Vert/Lutino + 25% Lutino
Vert/Lutino x Vert =
75% Vert + 25% Vert/Lutino

Un sevrage sous surveillance

Le sevrage des jeunes doit se faire
sous surveillance. [© Pierre Channoy]

Les jeunes restent dans le nid longtemps (environ cinq semaines) et ne sont vraiment indépendants que plusieurs mois après la sortie du nid (différents cas de mortalité chez des jeunes princesses ont pu être expliqués par un sevrage trop précoce). Même lorsque la femelle entame une deuxième couvée, il ne faut pas se précipiter pour séparer les jeunes ou alors si cela s’avère vraiment impératif, les placer de telle sorte que le père puisse continuer à les nourrir à travers le grillage. Une deuxième couvée n’est cependant souhaitable que lorsque la première couvée a commencé très tôt ; dans le cas inverse, supprimer le nid dès que possible.

Une alimentation simple

La nourriture de base de la princesse de Galles se compose d’un mélange perruche et de tournesol auxquels on ajoute du sarrasin, du riz, de l’avoine, du maïs et du blé. Cette nourriture doit être complétée avec de la verdure et des fruits (essentiellement pomme et pissenlit). Peu de grandes perruches mangent de la pâtée sèche ; par contre un mélange de pain trempé, du miel, des germes de blé, un complexe vitaminé et quelques graines est très approprié.

Avant la reproduction et pendant l’élevage, du blé germé est le bienvenu pour son apport en vitamines.

La princesse de Galles dans la mesure où elle dispose d’un abri, même non chauffé, peut vivre toute l’année dans une volière extérieure dans les régions les plus froides de France.

 

Retrouvez cet article et bien d’autres

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Un oiseau de concours

Bien qu’elle passe pratiquement toute sa vie en volière, la princesse de Galles est un oiseau relativement calme et facile à présenter aux concours, dans la mesure où une préparation assez longue a été effectuée pour la familiariser avec la cage concours. La mue de la première année se terminant assez tard, ce n’est bien souvent que la deuxième année que l’oiseau se présente au mieux devant le juge. Cet oiseau, comme beaucoup de grosses perruches, n’est malheureusement pas souvent présenté dans les concours, alors qu’avec une préparation suffisante (deux mois avant les expositions), il ne présente pas plus de risques que certaines autres variétés.

Perruche Princesse de Galles – Polytelis Alexandrae [© Pierre Channoy]

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