Le Congrès de l’UOF 2020

Bienvenue à CASTRES

Pour cause de COVID, Le Congrès National de l’Union Ornithologique de France qui se tient généralement fin mai, est programmé exceptionnellement du 4 au septembre à CASTRES en Région 4, co-organisatrice de notre Championnat de France 2020.

Avec Alain VALLADE, Président de la Région Ornithologique du Sud-Ouest, nous avons le plaisir de vous confirmer et de vous adresser l’invitation officielle au prochain Congrès de l’UOF (COM France) qui se tiendra à CASTRES du 4 au 6 septembre prochain.

Les réunions, l’hébergement et la restauration se tiendront sur le site de l’Hôtel LE CAUSSEA à CASTRES. Il nous sera donc plus facile de nous organiser pour respecter au mieux les contraintes sanitaires. Afin de nous permettre de nous organiser au mieux, nous vous serions reconnaissants de répondre rapidement et en tous les cas avant le 16 août prochain.

L’évolution de l’état sanitaire pourrait encore nous empêcher de tenir notre congrès, nous aurons dans ce cas à prendre la décision qui s’impose dès le 17 août.

Le congrès est ouvert à tous les membres de l’UOF (COM France) à jour de leur cotisation.


Documents

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Nouvelle espèce invasive, le Martin triste

Martin triste

Un nouvel arrêté du 10 mars 2020 vient compléter celui du 14 février 2018 sur les EEE (Espèces Exotiques Envahissantes) niveau 2 de Métropole et celui du 08 octobre 2018, en plaçant 5 nouvelles espèces de faune dans la catégorie des établissements de régime (c) de l’arrêté ministériel du 08/10/2018). Cette dérogation de Certificat de capacité et Autorisation d’ouverture ne s’appliquera désormais qu’aux établissements type parcs zoologiques ou labos de recherche uniquement.

En ce qui nous concerne, les éventuels détenteurs de Martin triste / Merle des Molluques devaient passer par la case procédure de déclaration de détention d’une EEE – niveau 2, soit le Cerfa 15882*01, avec marquage obligatoire, et interdiction d’échanger l’animal et de le remplacer après sa mort avant le 1er mai 2020.

Seule une cession envers un zoo autorisé pour cette espèce pourrait être faite, avec mention préalable à la DDPP.

Consulter l’arrêté

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Espèces envahissantes, un dossier pour en savoir plus.

Ce document provenant du ministère de l’écologie présente la réglementation sur les espèces exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain, à destination des particuliers détenteurs de spécimens animaux d’espèces réglementées. Cette plaquette sera prochainement mise à jour avec les nouvelles espèces européennes de 2019 ; et est en train d’être déclinée pour l’outre-mer.

Nous vous invitons également à consulter le site du centre de ressources sur les EEE, disposant d’une large base informative sur les espèces concernées, leurs impacts et les modalités de gestion des populations.

Télécharger le dossier

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Arrêté espèces envahissantes à la Réunion, l’UOF donne le ton.

L’UOF (COM France) a pris connaissance du projet d’arrêté relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire de la Réunion. Notre fédération se réjouit de la prise en compte des risques encourus par les populations autochtones d’oiseaux par l’introduction volontaire ou involontaire d’espèces étrangères. Ceci étant, nous restons vigilants sur la nécessaire cohérence d’une telle réglementation qui doit s’appuyer sur des faits scientifiques et des études sérieuses afin de ne pas céder au dogmatisme.

Cet Inséparable de fischer (ici en mutation turquoise) deviendrait entre autres persona non grata sur l’île de la Réunion [© Christian Chalendar – El. Cédric BUB – Palavas 2019]

Le projet d’interdiction de détention concerne de nombreuses familles d’oiseaux (Estrildidés, Fringillidés, Agapornidés dont certains reconnus comme domestiqués) pour lesquelles aucune étude sérieuse liée à leur impact sur la faune réunionnaise n’a été initiée et/ou fournie. Ainsi, comment accepter que des Agapornis roseicollis et fischeri puissent être conservés alors que les autres Agapornis sont réputés pour être plus fragiles et difficiles d’acclimatation ? En admettant que ces espèces s’acclimatent sur l’île, quels sont les risques réels pour la faune locale ? A ce jour, rien n’est venu prouver que ces espèces viendraient supplanter des espèces locales que ce soit en termes de site de reproduction ou d’accaparement des ressources alimentaires. L’exemple de la Perruche calopsitte laisse encore plus songeur alors que l’espèce est originaire de contrées arides et qu’elle préfère les milieux secs…

Pour être parfaitement cohérent et dans un souci de préservation des espèces d’oiseaux endémiques, il aurait été nécessaire d’interdire un prédateur domestique, sympathique, mais combien féroce : le chat !

Si des réunions ont été organisées avec des associations locales, aucune concertation avec les représentants nationaux des éleveurs, ni consultation de la commission nationale faune sauvage captive n’a été initiée.

Après discussion avec nos adhérents réunionnais, ceux-ci expriment leur plus grande inquiétude sur le devenir des oiseaux détenus que leurs propriétaires devraient déclarer dans un délai maximum de 6 mois après la date de parution de l’arrêté. Les éleveurs désirant conserver leurs oiseaux jusqu’à leur mort devront leur empêcher toute reproduction puisque celle-ci sera désormais interdite.

Un point important n’a pas été abordé : dans certains cas, le remède risque d’être pire que le “supposé mal”. Il existe un risque réel d’abandons massifs d’oiseaux que leurs propriétaires pourraient lâcher dans le milieu naturel afin d’éviter les lourdes contraintes administratives auxquelles ils seront confrontés pour conserver leurs oiseaux. Nous risquons donc d’avoir une mesure contreproductive alors que l’idée initiale est parfaitement louable.

Les surplus d’élevage ne pourront pas être placés comme oiseaux de compagnie auprès de nouveaux acquéreurs, ceux-ci devant préalablement à toute acquisition être titulaires d’un certificat de capacité et d’une autorisation d’ouverture d’établissement, lorsque l’on connait le parcours pour obtenir ces autorisations il n’est même pas envisageable d’y penser.

Dans l’ensemble, l’UOF (COM France) estime donc que le projet d’arrêté est prématuré et nécessite une étude réelle des risques encourus par les espèces locales face à l’introduction des espèces reprises dans les listes annexées. A minima, les espèces fréquemment rencontrées en élevage ne devraient pas être interdites sauf à prouver leurs effets négatifs sur les populations autochtones.

En conclusion, nous ne pouvons que délivrer un avis très défavorable à ce projet d’arrêté.

Ce communiqué a été adressé au ministère de l’écologie.

Vous trouverez ici le lien vers la consultation publique pour cet arrêté où nous vous invitons à manifester votre opinion.

Pierre CHANNOY

Président UOF (COM France)

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Une bactérie à l’origine d’une mortalité anormale chez les Mésanges bleues

L’agent pathogène à l’origine de ce phénomène est Suttonella ornithocola, une bactérie de la famille des Cardiobacteriaceae. Elle avait déjà été identifiée responsable de plusieurs évènements de mortalité de mésanges au Royaume-Uni en 1996 et 2011, puis en Finlande au printemps 2017 et en Allemagne en 2018.

Mésange bleue – Tom Meaker – 123rf

Jean-Marc Chavatte, du Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (qui dépend du Muséum National d’Histoire Naturelle, écrit le 27 avril 2020 :

« Les premiers cas suspects de mortalité chez les mésanges bleues en Allemagne ont été notés durant la première quinzaine du mois de mars. L’épidémie a ensuite progressé et vient brusquement de s’accélérer. En effet, les notifications d’oiseaux malades et morts au NABU (via un formulaire électronique dédié) continuent de grimper et sont passées d’un total de 8000 entre Mars et Pâques, à 15000 le 15/04, puis 20000 le 17/04 et 26000 le 21/04. En parallèle, l’épidémie s’étend géographiquement et il y a maintenant des cas confirmés en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg ».

Les symptômes de cette infection sont variables et non-spécifiques : signes de type pneumonie avec difficultés respiratoires, nécroses pulmonaires multiples, oiseaux prostrés et léthargiques, plumage gonflé, perte du réflexe de fuite, arrêt de l’alimentation, atteintes oculaires. Ces symptômes se manifesteraient chez les spécimens présentant une forme avancée de la maladie, fatale en peu de temps. Le diagnostic de cette maladie est difficile : il est réalisé presque uniquement sur des oiseaux post-mortem, mais Suttonella ornithocola demande des conditions de culture exigeantes en laboratoire, d’où la mise en place de tests moléculaires pour confirmer la présence de la bactérie. Les scientifiques connaissent d’ailleurs très peu de choses à son sujet :

  • Quel mode de transmission ? La transmission aérosol semble privilégiée…
  • Existence d’une saisonnalité ? Le printemps semble être un élément commun à toutes les précédentes observations …
  • Durée de survie dans l’environnement ? Elle est inconnue…

La bactérie ne toucherait presque exclusivement que les Mésanges bleues, mais d’autres espèces de Paridae et d’Aegithalidae peuvent être infectées avec cas de mortalité confirmée chez les Mésanges noires, Mésanges à longues-queues et Mésanges charbonnières. Elle toucherait principalement les mâles, peut-être affaiblis par la saison des amours à cette période de l’année.

Cette bactérie n’a jamais été détectée chez les mammifères (homme compris) ou d’autres types oiseaux, elle n’est donc pas considérée comme pathogène potentiel pour l’homme. Attention malgré tout à éviter tout contact ou toute manipulation d’oiseaux morts ou symptomatiques (ne serait-ce à cause d’autres agents pathogènes possibles).

Jean-Marc Chavatte conclut :

« L’ampleur de l’épidémie sévissant actuellement en Allemagne est surprenante puisque jusqu’ici Suttonella ornithocola n’avait entrainé que des épisodes épidémiques limités. La situation semblant se détériorer, afin de limiter la transmission, il est impératif d’éviter tout rassemblement et concentration d’oiseaux. Le seul moyen d’agir est donc de stopper tout nourrissage dans les jardins au printemps/été, et d’enlever les mangeoires et abreuvoirs. Si vous observez une mortalité anormale de Mésanges bleues en France, signalez-le au réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage (SAGIR) ».

L’UOF (COM France) invite ses membres à rester vigilants et en cas de mortalités suspectes :

  • d’arrêter tous nourrissages complémentaires des oiseaux sauvages
  • d’avertir le réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage (SAGIR)

Équipe du réseau

Responsable scientifique : Anouk Decors
Correspondant FNC : Eva Faure

ONCFS

Réseau SAGIR
SAINT-BENOIST – BP 20
78612 LE PERRAY EN YVELINES
Tél. : 01.30.46.60.24
Fax : 01.30.46.60.99
sagir@oncfs.gouv.fr

Liens utiles

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Bagues 2020, des perturbations éventuelles

Les bénévoles sont à votre service malgré le confinement et font tout pour que vos bagues, et notamment les Bagues Express, vous arrivent le plus rapidement possible.

La fabrication se fait normalement et dès réception de vos commandes réglées.

Compte-tenu des restrictions postales, nous tenons à vous informer que les délais d’acheminement sont impossibles à prévoir. Dans une période aussi incertaine, la responsabilité des envois postaux relève de la force majeure et nous vous souhaitons patients et compréhensifs.

En cas d’urgence, le plus important est d’identifier les naissances.

En cas de retard des commandes, adressez un courriel à votre responsable des bagues afin de signaler l’utilisation de bagues d’un autre millésime ou appartenant à un autre éleveur. Les responsables bagues sont pour leur part invités à nous remonter dès que possible les cas en question (secretaireadjoint@ornithologies.fr). L’Union donnera à l’issue du confinement des attestations exceptionnelles à faire valoir pour ce que de droit.

Pierre CHANNOY

Président UOF (COM France)

Source : LGD 2019-2020 – Numéro 22 : Informations UOF (Com France) – 21 avril 2020
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Çà bouge à L’E.O.F.M.M.S.

L’Assemblée Générale (la soixante neuvième du nom) de l’E.O.F.M.M.S.(*) a été marquée par un événement rarissime.

Claude Bohler – congrès 2012, région 7 [© Photo Sylvain Chartier]

Claude BOHLER à la tête de cette entité locale mosellane depuis 66 années a remis la casquette de Président à son successeur Pascal HENRY qui était jusqu’à cet événement le Vice-Président de l’Association.   

Peu de Présidents encore en activité ont eu autant de passion que notre Ami pour l’ornithologie sous toutes ses formes. Sa première carte de Membre fut signée en 1954 et l’a précieusement gardée. Il avait à peine 13 ans quand il mit le doigt dans l’engrenage. La seule période ou l’ornithologie fut mise en retrait se situe de juillet 61 à janvier 63 car à l’époque le Service Militaire était encore obligatoire. Dès son retour à la vie civile, il revient à ses premières amours, l’élevage de Canaris, mais pas n’importe lesquels : comme tout bon mineur, le Harz fût longtemps son principal objectif. De 1964 à 1969, les finances du Club lui furent confiées avant de prendre la Présidence pour de longues années de cette vocation innée.

De ses débuts à 1983 il était adhérent à la Fédération Alsace Lorraine remplacée par la suite en Région Ornithologique qui est encore la nôtre aujourd’hui : la ROLAC (Région Ornithologique Lorraine Ardenne Champagne).

Durant toute cette longue période il occupa différents postes et fonctions :

De 1964 à 1969 Trésorier du Chanteur Fidèle puis, de 1969 à 2020, la Présidence de l’EOFMMS. En 1983 il fut élu premier responsable de la protection des oiseaux et en 1992 élu Vice-Président R.O.L.A.C. jusqu’en 2007. Longtemps convoyeur pour les grands rassemblements (Nationaux, Mondiaux).

En tant qu’éleveur de Canaris il a remporté quelques titres de Champion de France mais également avec son élevage de Perruches splendides. Ses plus beaux titres, une médaille d’argent au National de Tours et une en or à l’Européen de Metz. Durant cette longue période d’activité Claude avait une grande passion pour la protection des oiseaux de la nature, il est encore Membre de la LPO. Il a eu avec l’aide de son ami bénévole vétérinaire la satisfaction de secourir, soigner et remettre en liberté de nombreux oiseaux de la nature en difficulté.

Il ne nous abandonne pas puisqu’il conservera le poste de Responsable Protection qui lui tient tant à cœur depuis toujours et continuera l’élevage dont les Canaris de couleurs et les Perruches splendides qui sont depuis des lustres ses préférés.

De ses souches, il obtint de nombreux titres dans les concours de l’hexagone.

Il ne se contentait pas d’élever pour ne plus prélever, mais il était grand défenseur de la faune sauvage. La presse locale (Républicain Lorrain du 12 octobre 1991) lui avait consacré un article pour le sauvetage d’un Grand-Duc. Claude n’hésite pas de dire que jadis l’arche de Noé avait dû s’échouer sur les hauteurs de Hombourg-Haut et il est peut-être l’un de ses descendants.

(*) : ENTENTE ORNITHOLOGIQUE FREYMING MERLEBACH et MOSELLE SUD et ex Chanteur Fidèle.

Claude présente sa Perruche splendide ancestrale mâle – Champion régional [© Photo Sylvain Chartier – Nancy 2012]

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COVID-19 : nouvelles recommandations

Suites aux dernières annonces gouvernementales du vendredi 27 mars 2020 ainsi que les mesures complémentaires prises ces derniers jours, l’UOF (COM France) recommande à ses adhérents, clubs et régions de respecter scrupuleusement les consignes de confinement.

A ce jour, plusieurs de nos membres se retrouvent hospitalisés alors que nous nous rapprochons du pic épidémique du COVID19.

Respectez le confinement

C’est aussi le moment de montrer notre solidarité non seulement envers les citoyens qui continuent au risque de leur vie à prendre soin de notre santé ou d’assurer la continuité de notre vie quotidienne, mais surtout de renforcer le lien social entre nous, éleveurs d’oiseaux, membres de l’Union.

Par des mesures simples d’appels téléphoniques, visiophoniques, messages, posts sur réseaux sociaux, montrez que notre envie de vivre, de protéger et d’élever nos oiseaux reste bien présente et que la flamme de la passion ornithologique illumine toujours nos pas !

L’Union invite ses clubs à innover et à saisir ce confinement comme marche vers un nouveau modèle de lien social :

  • Maintenez vos réunions mensuelles et techniques, mais par visioconférences afin de cultiver notre amitié en toute sécurité,
  • Assurez une solidarité en cas de rupture d’alimentation,
  • Assurez une solidarité en cas d’oiseaux en détresse suite à hospitalisation ou autre de leur propriétaire…

Pour ce qui est des services de l’Union, vos bénévoles continuent d’être à votre écoute et de répondre à vos besoins. Les bagues, le service de librairie, la revue Les Oiseaux du Monde… tout fonctionne avec plus ou moins de délais liés aux restrictions de circulation.

Soyez rassurés, les approvisionnements en graines restent assurés et les principales marques dont COUSTENOBLE, DELI NATURE, MANITOBA et VERSELE-LAGA ont été contactées et nous ont garanti le bon fonctionnement des livraisons.

N’oubliez pas de sortir avec l’attestation sur l’honneur signée.

Télécharger l’attestation

Sur la dernière version du 25 mars 2020, cochez les cases :

  • N°2 pour aller acheter vos graines et alimentation animale (Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité(1) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).)
  • N°5 pour aller soigner vos oiseaux ou ceux de vos amis ou adhérents alités ou âgés lorsqu’ils sont hors de votre domicile et que vous n’avez pas la possibilité de les confier à une autre personne qualifiée (Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie).
Attention, si votre déplacement doit faire plus de 1km ou pour d’autres cas spéciaux, merci de contacter secretaireadjoint@ornithologies.fr afin de suivre une procédure complémentaire.

Le Bureau de l’Union continue sa veille sur le COVID19 et ses conséquences sur la vie de l’Union et de ses adhérents et vous assure de sa solidarité dans ces moments difficiles.

(1) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèces

Pierre CHANNOY

Président UOF (COM France)

Source : LGD 2019-2020 – Numéro 21 : COMMUNIQUE UOF (Com France) – 29 mars 2020
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Communiqué COVID-19

Suite aux récentes déclarations du Gouvernement et afin de faire face à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Coronavirus COVID-19, le Bureau national de l’UOF (COM france) recommande de suspendre toutes les manifestations officielles ornithologiques sous toutes ses pratiques : concours, bourses, expositions, réunions, conférences…

Cette décision prend effet dès vendredi 13 mars et ce jusqu’au 5 avril 2020 inclus.

Le Bureau de l’Union travaillera dans les prochaines heures à une éventuelle adaptation en fonction de l’évolution de la situation sanitaire sur le territoire national.

En outre, l’UOF (COM France) invite ses adhérents à suivre scrupuleusement les consignes de biosécurité du Ministère de la Santé rappelées dans l’affiche ci-jointe.

Pierre CHANNOY

Président UOF (COM France)

Source : LGD 2019-2020 – Numéro 20 : COMMUNIQUE UOF (Com France)
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L’arrêté “Expos” : notre avis

LGD 2019-2020 – Numéro 19 – Source : UOF (Com France)

Projet d’arrêté fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les expositions ou toute autre manifestation consacrée à des animaux de compagnie d’espèces domestiques mentionnées à l’article L214-17 du code rural et de la pêche maritime.

Il ressort de notre analyse globale que ce projet d’arrêté reprend plusieurs éléments existants et épars tout en mettant en avant la nécessité de prise en compte du bien-être animal dans les expositions et rassemblements d’animaux d’espèces domestiques. En effet, pour ce qui concerne les oiseaux, les rassemblements étaient déjà soumis à régime déclaratif selon la note de service DGAL/SDSPA/MCSI/N2003-8175 en date du 23 octobre 2003 portant sur les conditions sanitaires pour les expositions et concours de volailles, autres oiseaux et lapins et pour les lâchers de pigeons voyageurs sur le territoire national.

Au niveau interne l’UOF (COM France) avait adopté une Charte des manifestations le 22 avril 2006 et l’avait imposé à ses adhérents et sociétés affiliées. Le Préambule de la Charte stipule d’ailleurs que « L’UOF COM France reconnaît ses responsabilités vis-à-vis du Bien-être animal et de la sécurité sanitaire française, eu égard aux conditions dans lesquelles ses rassemblements et expositions sont organisées ».

La pratique au niveau des expositions ornithologiques prévoyait déjà entre autres :

  • un règlement sanitaire intégré au règlement général de la manifestation
  • le retrait de la vente et de la présentation au public des animaux malades et blessés

La première question est de savoir si ce nouvel arrêté vient abroger la note de service DGAL/SDSPA/MCSI/N2003-8175 en date du 23 octobre 2003. En effet, cette note prévoyait notamment déjà :

  • l’obligation de contrôle de l’exposition par un vétérinaire sanitaire
  • l’obligation de registre des éleveurs participants
  • une déclaration préalable 20 jours avant le début de l’exposition ou du concours
  • un compte-rendu du vétérinaire sanitaire en fin de manifestation
  • le registre d’entrée-sortie
  • l’inspection des animaux par le vétérinaire à leur arrivée

Si ce n’était pas le cas, il nous faudrait savoir comment les deux textes viendraient se compléter.

Nous notons cependant qu’il y aura désormais une transmission préalable de ce registre des participants ainsi que du CERFA de déclaration de manifestation 15 jours avant (art. 2). De plus, les détenteurs devront certifier sur l’honneur que leurs animaux auront passé à minima 10 jours chez leur propriétaire avant le départ pour la manifestation, ce qui revient à imposer un temps de repos aux animaux entre deux manifestations. A ce sujet, l’UOF estime que 10 jours est une durée trop importante ne tenant pas compte de tous les cas de figure (éloignement, conditions et temps de transport, durée du précédent séjour en dehors de l’élevage etc.). Dans ces conditions, la première proposition de 48h à minima avec une obligation de prise en compte proportionnée selon le bon sens de l’éleveur nous semble plus appropriée.

La nouveauté principale pour le secteur ornithologique consiste en la nomination d’un responsable du Bien-être animal et à sa présence sur le site de la manifestation. A ce sujet, l’arrêté renvoie à toute personne titulaire d’un des justificatifs mentionnés au 3° du I de l’article L.214-6-1 du code rural et de la pêche maritime c’est-à-dire soit un capacitaire pour espèces domestiques, soit une personne ayant suivi une formation sur les besoins et l’entretien des animaux de compagnie dans un établissement habilité. Cette pratique était déjà bien ancrée dans les départements où les préfectures demandaient la nomination d’un capacitaire. En revanche, il faut noter qu’il était demandé un capacitaire faune sauvage captive et/ou un capacitaire pour espèces domestiques. Nous souhaitons que le Ministère de l’agriculture valide cette pratique remplie de bon sens d’autant que de nombreuses espèces ont des variétés domestiquées. Par principe, un capacitaire pour l’espèce possède toutes les qualifications d’un capacitaire pour des variétés domestiquées de la même espèce…

Un autre point serait la mise en place d’un registre de suivi sanitaire et de santé des animaux par lot pour les oiseaux, reptiles, poissons etc. (art.5 III). Sans que cela soit obligation jusqu’à présent, les grandes manifestations avaient déjà en leur sein un registre « infirmerie » permettant de suivre les soins prodigués pendant l’exposition. Nous notons que ce registre devra être conservé 3 ans et que nous devrons y adjoindre le compte-rendu du vétérinaire sanitaire.

Notre attention est attirée par l’obligation faite pour les animaux « ne soient pas en contact direct avec le public ». Serait-il possible d’avoir des précisions sur ce que le ministère entend par là ? La grille de la cage d’exposition empêchant tout contact direct entre animaux et public suffira-elle à satisfaire cette prescription de l’article 6 III ?

Pour ce qui est des autocontrôles, nous considérons qu’il s’agit d’une mesure importante et nous y sommes parfaitement favorables.

En ce qui concerne les conditions d’hébergement des oiseaux (annexe 1), ces derniers doivent-ils être intégrés aux « autres animaux terrestres » alors que les oiseaux terrestres ne forment qu’une minorité de la classe AVES ? De là, doit-on fournir des cachettes et des éléments d’enrichissement alors que par essence, le rassemblement se fera sur un temps court ? L’UOF (COM France) pense que cela ne sera matériellement pas applicable aux oiseaux.

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Union Ornithologique de France
Fédération d'éleveurs d'oiseaux exotiques